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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 13:01

 

Mi-anges mi-démons ont approché ma vie, photo rencontres2

Amis épisodiques d'un peu d'eau de vie,

Notre vie s'est racontée, vitesse d'un instant,

Dans les limbes d"un grave vécu s'oubliant.



L'épris des drogues tel un sceau défigurant

Le plus laid des visages brûlé, asservi,

A ce compagnon qui partit voir à l'envie,

Mentit l'histoire sans fourberie des amants.



A ces êtres perdus du soleil se couchant,

A ce malade voyageant juste en survie,

Cherchant la beauté de ce soleil s'en allant,

Dure est la vie quand le pire ouragan se vit.

 

Ame sans fard dans mes entrailles martelant, 

Devant le marteau qui dans ma tête sévit,

Votre chaleur, votre humanité m'ont ravie,

Vous avez la générosité du néant.

 

Celui dans sa peur de l'offrande s'est servi,

Saltimbanque et équilibriste pour longtemps,

Vos sombres et fumeuses discussions m'ont ravie,

Et ceux que je ne reverrai plus pour le temps.



Les lumineuses remarques d'un bon moment

Vont-elles guider mes pas si un jour je dévie ?

Ceux qui ont eu mon couvert, couverts de l'avis

Malgré la chute, l'espoir est un survivant.

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 08:03

 


045.jpgCool ! Me voilà pleinement propulsée

Dans le monde des marmots enchanté,

Dring ! Dring ! C'est l'heure de la récréation !

Ils courent en bouillonnante condition.

   

Tornades, toupies, en ébullition,

Le ballon vole d'une tête à un pied,

L'un tombe, repart vite dans l'action,

Ces années où se penche la destinée.

 

Aïe ! Voilà un autre qui est tombé,

Du sang ! Opération désinfection,

Déja dehors comme si de rien n'était,

Sans bleus à l'âme, rouge d'émotion.

 

Fillettes jouant à l'élastique à sauter,

Plus haut encore, volant vers les fées,

Coquettes, barrettes en décoration,

Colorées comme leur vie en éclosion.

 

Suis dans un problème de robinet,

Replongée dans les multiplications,

Sales mômes, gentils, disciplinés,

Anges ou démons, tous ont eu l'attention.

 

Ballon sur ma tête sans gravité,

Suis-je en train de faire une projection ?

De mon enfance à jamais terminée ?

C'est sûr, j'ai pris une récréation.

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Publié par Mimosa - dans Poésie
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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:34

    carr+®3   

Rouge, déambulant gaiement dans l'artère,

Réponse à l'acidulée romantique,

Blanc, déployé, se mouvant, atypique,

Bien fragile dans son aura de verre.

  

"Docteur, je palpite, je m'accélère,

Vais-je mourir sans la fin de ces vers" ?

"Eh non ! C’est complètement somatique,

Allez plutôt vers le corps psychiatrique".

    

Un microbe fou sévit en plein air,   

Des trop informés du pathologique,

Chronos fait tinter le temps de concert

Avec l'hypocondrie. Suis-je sans logique ?

 

En cette journée, je suis bien nostalgique,

Ce soir, j’attends mon ami va-t-en guerre,

Il est poli, déontologique, 

"Je t’ai toujours attendu, cher cancer".  

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 18:11

 

mariee.jpgC’est à l'Ego qu’elle parle, clarté est sise,

Ce beau jour, elle convole, lui et elle se brisent,

Sous le poids des mois, des ans, chancelants

Des têtes à têtes avec soi même si lassants.

 

C’était son dernier jour sous le toit maternant, 

La chance joyeuse esquissait ses pas dansants

Susurrant à la demoiselle qu’elle était éprise,

Légère, elle riait d’erreurs d’antan si exquises.

 

Émue par le souvenir de la douce brise 

De ses vingt ans butinant ici, à sa guise,

"Sois sereine, tu es reine ma belle enfant,

Tu seras gaiement à l’abri des chats errants".

 

L‘homme sous le balcon de roses la courtise,

Nymphe qui par ces suaves offrandes se grise,

Parée des dentelles opalines, s’admirant

Devant sa psyché, soies d’un ailleurs s’envolant.

 

Troublée, de quelle force était-elle sous l’emprise ?

La lune noire guidait ses pas vers l'auvent,

D‘un coup, frappée par l’horreur, elle s’immobilise.

C’était seule qu’elle allait convoler pour le temps.

 

"A l'enfer d'Orphée, déja mort, tu m’as promise" ?

Furieuse, de vifs soubresauts elle était prise,

Elle hurlait : "Non ! Pas la femme d’un seul printemps" !

Ongles dans la terre, la blanche robe en fragments.

 

Sur la dalle glaciale, elle était prostrée, assise

Laissant sa place à la diabolique analyse,

Et que cesse l’écho de l'Ego incessant,

L’image se pressa en elle en un instant.

    

"Toi l'Ego, je te crèverai pour cette méprise,

J'ai creusé ta tombe ouverte pour le temps,

Y jeter la robe rouge de sang que gise

L’épitaphe où je graverai le mot néant".

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 13:03

 

"Voyageur du désert, tu sembles en errance,palmier  

Quelle est cette contrée qui te pousse au silence ?

Ta voix est muselée de points de sutures,   

Raconte-moi, ta frustration me paraît si dure".

 

"Des pas me suivent, je ressens leur ombre obscure,

L’écho peut réveiller leur vile surveillance".

"Ici, les mots s'échappent sur le vent en mouvance,  

Seul le soleil pourra attiser tes brûlures".

 

"Pacha et vizirs se gavant sous les dorures,

Plaçant pions, espions, sans cesse, en toute arrogance,

Chiens sans laisse faisant promesse d’obédience,

La liberté n’étant qu’une lointaine cassure.

 

La cour des faux rois pourris dans leur indécence,

Les pas mitraillant de leur perfide censure,

Les pages vides des lettrés sans écriture,

Qui n’ont que la loi pour farce de sentence.

 

La main bien articulée saignant de sa lance,

Les insoumis désarticulés sous torture,

Les loyaux vite écartés dans leur impuissance,

Le peuple droit étouffant pour un meilleur futur".

 

"Mais quel est ce pays qui te met en souffrance" ?

"Vois son nom, le sable effacera sa présence".

"Compagnon, ton histoire est une triste aventure,

Les révolutions font trembler les dictatures".

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 07:46

 

Lave stridante embrase mon corps, tambour.jpg

Et il répond, il palpite, le cœur,

En résonance à l’esprit meneur,

Au son du tambour fermant le décor.

 

D’une danse émouvante, d’abord,

Le duo effréné tournoie en chœur,

Vite, je suis les timbales du coeur,

Barres tapant dans le poitrail du corps.

 

L’esprit soudain plâtré dans mes erreurs,

Et ce stress, dans ce sein, en vains efforts,

Sous le tambour, ses énormes accords,

Frappant allegro sur mes pires peurs.

   

"Amie raison, je t’ai pourtant donné l’or,

Tu me laisses, disloquée à mon sort" ? 

Mais elle me répond dans toute sa candeur,

"As-tu peur de l'indicible malheur ? 

 

La vie coule dans tes petits doigts, fleurs

S’essayant à pousser avec bonheur,

Peut-être l'esprit survivra au corps,

Vois, tu es en vie ton coeur bat encore".

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 17:01

 

mirroir-md.jpg"Tiens, te revoilà mon Ego,
J'avoue, j'ai cru t'abandonner,
Pas bougé pendant ces années ?
Tous les jours transi près de l’eau ?

Malgré le globe sillonné,
Souvenirs qui t’ont imprégnés,
Te revoilà l'oeil face à l’eau,
Plus réel que l’ami Godot ?

Tu es pourtant enfant bien née,
Poupée joliment façonnée,
Mais l’orgueil est moins sot,
Et d’un coup ! Tu tombes à l’eau !

Je t’ai si souvent cloisonné,
Satané fantôme borné,
Tu croises toujours les seuls beaux,
Les demoiselles à vieille peau.

Encore ici face à l’Ego ?
D’accord, je te sors hors de l’eau,
Debout vieux loup, tu m’as gagnée,
Moi et toi pour ma destinée".

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 09:45

 

J’ai plié parfois raide de dépit,

J'ai entendu, senti tant de folies,

Caché mon être d'une étole en plis,

Vêtue de ces dire qui m’ont bâtie.


Délits délibérément embellis,

Délicieux et libres loin des orties,

Indélébile empreinte peu abolie

D’un Ego empêtré dans les on-dit.
 

De ce fier mâle construit d’appétit,

La peau parle, s'enlise sur ce lit,

Promesses d’une ondine assujettie

A l’étreinte hâtivement accomplie.
 

Près du corbillard, l'âme suit polie,

Lignée des aïeux graves de non-dits,

Echos aliénants des illégitimes lits,

Liesse des nantis, paresse des maudits.


Le destin hérité, subi, qui crie,

S’éloigner des dits trahis des harpies,

Ces suppliques de ce corps qui se plie,

Impies supplices dans le lit de l’oubli.

 

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 16:36

 

Quête de désirable osmose,

Parer de clair pastel mon corps épris,

Vaporiser l’essence de rose,

Arrogance face à la rose qui gît.

 

La dame névrose, son nerf d'envie,

Pulsion d'instants pourpre ou rose,  

Robe parfumée du Héros conquis,

Fanée près du bouquet en ce soir rose.

 

Sentir la fin timide de la vie,  

Le linceul pâle enrobé de roses,

Près des pétales, gardez mes joues roses,

Elles ont été si roses d’être en vie.  

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 16:33

 

horloge mdElle tourne, elle tourne, l’heure des leurres,
Tournoie le verre vide aux mains du tombeur,
Futé s’en fut au fût au bras d’une blonde,
Fière dégustation avec déjà la seconde.

"Pas de stress, je prends ma pression blonde,
A sept heures", s’empresse la seconde,
"Levée à quelle heure" ? s’enquit demi-heure,
Blondes boucles emmêlées à six heures.

"Moi jamais seul", rappelle le quart d’heure,
"Mais toujours dans les bars à la bonne heure,
Pas grave, ce n’est que ma seconde",
Tocards tournent en rond telle la seconde.

"Et ma foi, Moi, mon foie, foi de docteur" ;
"Tournoie, tournoie, compteur", rappelle l’heure,
"Toi Surmoi" ? minaude la seconde, 
"A ta santé", dit la coiffée blonde.

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  • La poésie est un lien entre deux mots et une image mentale. Mes idées débordent, mes phrases originales. Histoires de tout et rien, un peu comme la vie. Je n'écris pas, je suggère, j'invite. J'aime les sous-entendus bien entendus. J'aime le symbole des mots. Vous souhaitez m'éditer ou méditer ? Bienvenue à tous.
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"Quelle impudeur d'écrire", lui dis-je. "Pas de pudeur en poésie", me dit-elle.

 

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