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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 17:43
L'ange mort-né

Je vais conter la dure histoire,
Celle d'un cri, crû désespoir,
Cet ange-la était mort né,
La vie déjà l'assassinait.
La flamme sur son corps gelé
Dégoulinait, il s'écroulait
Vers l'au-delà qui le narguait.
Le réel flou, lointain, tanguait,
Le dévorait, sec, lapidaire.
La lame coupe tortionnaire
Les trop frêles pour résilier
Leurs monstres devenus alliés.
Et moi, je pars choyer les blés,
Les pas tendus, le cœur troublé.

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Publié par Poétesse Mimosa - dans Prose
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 15:08
L'arbre et le hibou

L'arbre soupire, dit au hibou :
« Je n'ai plus de feuilles,
L'automne m'a déshabillé,
Mes ailes roussies piétinées,
Le vent dévore, je m’évapore ».
Le hibou lui dit : « Je veille,
J'ai le manteau et le parapluie,
Car l'hiver passe par là ».

L'arbre souffle, dit au hibou :
« Je vois le voyeur, l'idolâtre,
Il ligote la Pudeur nue à moi,
Mon élève est prisonnière,
Corps sur l'écorce elle pleure ».
Le hibou lui dit : « Je suis discret,
Cette nuit, je vais libérer ta belle,
Tricote tes feuilles pour elle ».

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 15:50
Fidèle, le temps repassera

Elle se lève, sa pensée s'étire,
Dans la fiole aux évidences,
Le sable glisse imperturbable.
Le Temps est son bel épris,
Son maître, son avenir,
Leur vie, oeuvre d'art,
Trop libre pour voir dieu,
Il rappelle qu'il est dieu.

Le Temps est passé,
Mais elle n'était pas là,
Il a laissé un mot, complice,
"J'éclaire les graines du possible,
Je sème les fèves de grenat".
Fidèle, il repassera, elle sait,
Comme cette dernière fois,
Ils ont ri sur son lit de mort.

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Publié par Poétesse Mimosa - dans Prose
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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:25
Il laisse son lit de lavande

Bonjour, merci, s'il vous plaît,

Cultivant le tact en son potager,

Il astique ses fleurs en plastique,

La souris a mis ses chaussons,

Elle effleure sans même toucher,

Il cache sa peine d'un voile,

Marchant sans déranger,

Il laisse son lit de lavande,

La gentillesse est son habit.

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Publié par Poetesse Mimosa - dans Prose
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 16:56

 

Elle est rose, la belle, l'adorée, poeme-beaute.jpg

Se dressant reine au delà des lys,

Pour elle le temps des charmants,

Ils chantent les airs de velours.

Elle s'offre, d'un sourire se lasse,

Honorée sur un dôme de pétales,

Le vent amoureux caresse

La grâce de l'insoumise,

L'aura libre, chatoyant,

Au gré du destin flamboyant.

 

Le temps punit les glorieux,

Les humeurs passagères arrivent,

A l'aube, l'âme pleure esseulée,

Sa robe pourpre s'efface en noir,

Froissée, devenue poussière,

Le vent la brise volant ailleurs.

Et se lève le chant des pleureuses,

Sa beauté qu'on met en cendres,

Le ciment des derniers mots

Raconte la vie exaltée.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 20:28

 

lampadaire.jpgDans un appartement choisi comme repère,

D'un être en fuite cherchant son sens, ses repères,

Seule, je restais éblouie par le lampadaire,

Ma lune, mon soleil dans cette cité dortoir.

Oubli des pensées, affalée près du bougeoir,

Qui éclairait ma psyché bien noire ce soir.

Comme compagnie, je regardais le miroir,

Etait-ce mon corps vivant que je voulais voir ?

Je n'y vis que la lumière de mes déboires

Avec mon esprit fuyant dans l'imaginaire.

 

Je pensais aux amours dépassées, leurs travers,

Le conscient, l'inconscient, leurs tortueux mystères.

D'un coup ! Dans l'opaque silence, le tonnerre

Eclata le lampadaire. Cernée de verre

Et d'ombres, la panique et l'horreur arrivèrent,

Juste un halo rouge sang menant au couloir

De la mort pour les âmes perdues, délétères.

Idées et délire s’illuminaient tel l'éclair

Quand petite culotte, je valsais légère

Devant mon voyeur et obsédant partenaire.

 

J'étais femme dans un polar craignant le pervers,

On me trouverait poignardée dans la baignoire,

Ou étranglée, gisant, sur le lit en peignoir,

Découvrir mon cadavre dans le frigidaire,

Visage blanc, de glace, parti dans l’éther.

Avec un lourd poids je me noyais sans nageoires,

Ma raison figée, j'étouffais, pas un brin d'air

Pour balayer la pire peur des solitaires,

Sensibles au temps qui galope, à la vie passagère,

Sans foi, se rêvant rois, voguant la mort dans l'air.

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  • La poésie est un lien entre deux mots et une image mentale. Mes idées débordent, mes phrases originales. Histoires de tout et rien, un peu comme la vie. Je n'écris pas, je suggère, j'invite. J'aime les sous-entendus bien entendus. J'aime le symbole des mots. Vous souhaitez m'éditer ou méditer ? Bienvenue à tous.
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"Quelle impudeur d'écrire", lui dis-je. "Pas de pudeur en poésie", me dit-elle.

 

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