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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 23:13
  connasse
Elle tisse ses envies bouts de ficelle,
Elle cultive l'air, les bulles et l'audace,
Actrice que son seul bonheur se fasse,  
Laissant les tristes, les pesants pour elle.
 
Offerte, difficile, ou de glace,
Charmeuse de cravates éternelle,
"Cueille-moi vite et bien", minaude-t-elle
Légère devant la femme en face.
 
"La vie est facile", dit l'hirondelle,
Souvent au chaud, au frais, dans la crevasse,
A gauche, à droite, elle suit la trace,
"Oh ! Ils sont à la peine ces mortels".
 
Parfois, elle délaisse ceux qui jacassent,
"Miroir de grâce, suis-je la plus belle" ?
"Tu me fatigues", dit-il. Elle grimace,
Dit : "mes certitudes sont si réelles".
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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 18:38

 

Dans ce jardin, ma mélancolie passe,passants

Sur mon banc, je vole l'élan fugace,

J'écoute, j'observe les fioritures

Des passants urbains que l'herbe rassure.

 

Les couples modernes disent l'usure,

Tout près, l'homme, sa femme cachée s'agacent,

Les pieux viennent s'aimer avec audace,

Les fleurs se lèvent, l'air de bonne augure.

 

Les lions se terrent pour pleurer la race

De ceux se voulant forts, un jour se cassent,

Vivons ta peine, dit franche nature,

Je suis témoin des secrets qu'on murmure.

 

Les amants se cherchent du nez, s'embrassent,

Les coquettes avancent avec allure,

La jeunesse et l'insolence dépassent,

Moi, je suis seule avec mon écriture.

 

Les buveurs se noient avec leurs fêlures,

Les feuilles cachent ceux sans carapace,

Le troc du pauvre que la vie harasse,

On ne juge pas, dit l'arbre mature.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:32

 

Mon automne n'est qu'humide et long couloir,volcan

Près de l'abat jour les roses se sont fanées,

Elles sont dociles, se baissent sous ton vouloir,

La nature morte est balayée, aliénée.

 

Le froid glace ceux épuisés venus s'asseoir,

Il pénètre les pauvres cœurs imprégnés,

Face à l'eau trouble, j'adresse un sombre bonsoir,

Prémisse à l'hiver dénudé, décharné.

 

Les feuilles se sont couchées, l'âme se laisse voir,

Elle se retire dans sa chambre façonnée

De pétales si noirs, année après année,

Seule, elle est sous un toit de pluie ce triste soir.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 16:24

 

Morte. Dans la chambre de la divinité,femme.jpg

J'attendais mon tour pour rencontrer le Dieu roi,

Il y avait un maître, une finalité ?

Qu'allais-je dire moi qui n'ai pas eu la foi ?

 

Tout était harmonie, courbes, sérénité,

La fresque de la vie, l'histoire devant soi,

Quelle jouissance, mon esprit était avec moi,

Vierge de tout tourment tel un premier été.

 

Et on m'appela. Une note avait tinté,

Je pensais à ma parole de bonne foi,

Les erreurs accomplies et les difficultés,

Je volais, sur la porte j'approchais mon doigt.

 

Bonjour à toi, grand maître de l'éternité,

La tête baissée, j'étais juste humilité,

L'ombre vint vers la lumière, s'avança vers moi,

Stupeur, c'était une femme ! Elle était loi ! 

  

Je m'exclamai : " les hommes ont massacré pour toi,

Les prophètes étaient bien hommes scellant la voie,

Si notre monde avait su ta féminité,

Il aurait été douceur, non virilité".

 

Mais d'un coup, mon corps a repris vie. Hébétée,

Sur mon lit, je regardais la réalité,

J'allais vivre mes rêves, mes peines, mes joies,

C'étaient les seules vérités liant mes choix.

 

Soudain je me levai, j'étais précipitée

Dehors, je criai à tous que leur Dieu était

Femme ! On me remit vite au lit sous le toit

Blanc. Je me rendormis vers cette douce voix.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 18:33

 

J'ose le dire, je suis une voleuse, IMG_1423.jpg

C'est ma lubie, mon butin, mon festival,

De produits de beauté que je déballe,

Bonne mine gratuite, suis fonceuse !

 

Aucun remords c'est anti capital,

A moi cette jeunesse prometteuse,

Ces crèmes que j'applique consciencieuse,

Une peau pulpeuse pour le mental !

 

Si on m'arrêtait pour vol à l'étal,

Pas honteuse, je deviendrais menteuse,

Je serais femme naïve quêteuse,

De l'éternelle jouvence des premiers bals.

 

Née consommatrice dans le bocal,

Des désirs fous qui me laissent suiveuse,

Du temps où le plaisir roi n'a d'égal,

Que l'excitation de ma main voleuse.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 18:10

  

Fiere mémoire à la gloire de Carthage, DSC00181.JPG

La croix côtoie l'étoile et le croissant

De lune qui a vu le métissage,

De ces êtres qui ont mêlé leur sang.

 

La Goulette, ses passants dansant

Près des rondeurs des fruits de l'étalage,

L'air est gai, joyeux, la main est partage,

Le soleil monte haut, puis redescend.

 

Le feu est rougeoyant, incandescent,

De ce peuple luttant, hurlant sa rage,

Plein de fierté, il a crié Dégage !

A cet acharné, longtemps oppressant.

 

Bourguiba est le précieux héritage,

Nous aimons les femmes sans nul outrage,

Ce vieux père est notre Héros brandissant

La torche sur le voile noir naissant.

 

Triste devant celles se reniant en cage,

De ceux qui ont pris la foi en otage,

La liberté qu'on tue, avilissant

Mon pays par histoire grandissant.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 13:47

 

Ils parlent, le verbe résonne, fort, afrique.jpg

A l'écho du passé ils font honneur,

Au vieux mourant, au sage, au guérisseur,

Aux femmes portant leur vie sous l'effort.

 

L'été se fait, se défait en couleurs,

Sur la terre ocre, leur abri est au bord

Du fleuve roi qui devient ravageur,

Fiers, ils défient l'impérial décor.

 

Le feu crépite, l'air fausse torpeur,

La savane fauve lance les sorts,

Qu'ils récoltent dans la jarre en or,

Démons pendus à l'arc, ils sont seigneurs.

 

La beauté des années est sur leur corps,

La mémoire est leur précieux trésor,

Ils trouvent dieu posé sur une fleur,

Ils ne meurent pas, ils dorment rêveurs.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 11:41


masque.jpgTu es l'enfer des mortels, des damnés,

Ils se cognent ces pauvres condamnés,

Aux parois affûtées de leur sagesse,

Implorant, impuissants, tenus en laisse.

 

Tu es le vieux roi qui n'a de cesse,

De rappeler aux maudits forcenés,

Qu'ils sont perdus, que tu broies les années, 

Toi qui dépasse toutes les tristesses.

 

Tu es le masque rieur, tu caresses

Les amoureux de la belle journée,

Naïfs sur la barque de leurs promesses,

Voyage que tu as déraciné.

 

Tu es le fard rouge cri dessiné,

Sur la peau pâle des femmes fanées,

Un alto frustré à l'écho de maîtresse,

Et l'oeil du miroir ultime vieillesse.

 

Tu es la mort, à l'heure, qui sonnait,

Aux rêves désirés de la jeunesse,

Souvenirs gracieux qui l'ont façonnée,

Brûlés et aspirés, ils disparaissent.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:41

 

Toi l'aveugle, je vais te raconter,aveugle.jpg

La trace de ma plume pour passion,

Mots que la poétesse a tricotés,

L'ombrelle des lettres pour partition.

 

Les fous, leur étrange imagination,

La vie, sa curieuse simplicité,

Dieu, vaincu par ma rationalité,

Et le miroir sans cesse tentation.

 

Impudique dans ma désolation,

Si maudite dans mes lamentations,

Mes mots m'ont portée, en bleu j'ai conté

La grâce d'une étoile qui chantait.

 

La magie des phrases m'a transportée, 

Sur ma sphère j'étais exaltation,

Libre, j'approchais le ciel argenté,

Toi qui ne peut voir les constellations.

 

L'aveugle me dit pour seule conclusion,

"Moi le sans yeux, je t'ai bien écoutée,

J'ai senti une belle éclosion,

Oui, le regard de l'Autre t'a quittée".

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:12

 

La fragile graine que j'ai plantée, IMG 1046

Mes larmes l'ont arrosée chaque année,

Et un jour un végétal était né,

Ravie, dans son pot je l'ai emporté.

 

Une matinée, je l'ai abandonné

Dans la terre nourrie par la clarté,

Tu vas grandir, vivre ta destinée,

Tes feuilles chanteront les soirs d'été.

 

Les temps de solitude, j'ai été

Voir ma plante devenue majesté,

C'était un arbre qui me couronnait,

Il m'ouvrait les bras en fleurs, lui l’aîné.

 

Je suis venue à la maturité

Me coucher sous l'arbre, je fredonnais,

Je pensais aux choix de vie dessinés,

Sur l'écorce j'ai écrit «liberté».

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  • La poésie est un lien entre deux mots et une image mentale. Mes idées débordent, mes phrases originales. Histoires de tout et rien, un peu comme la vie. Je n'écris pas, je suggère, j'invite. J'aime les sous-entendus bien entendus. J'aime le symbole des mots. Je crée mes métaphores, j'en reviens toujours à des choses archaïques. 
Vous souhaitez m'éditer ou méditer ? Bienvenue à tous.
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"Quelle impudeur d'écrire", lui dis-je. "Pas de pudeur en poésie", me dit-elle.

 

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