Top articles
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La femme de Lucifer
La femme de Lucifer outrancière, Transfère les noirs remous de poussière.L'ange mord l'eau sans fond précipitéPar son éclat qui fend l'éternité. La lumière pénètre nourricière,Le fleuve fou, le chaos excité.Ses ailes souples sauvent traversières,L'indifférence...
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L'arbre dort
L'automne dégorge déshabillé. Caressée par la pluie, l'eau est magie Nourrissant la chair. L'arbre dort veillé,Caché vers les profondes énergies. Les nervures sauvages assagies, La vie couchée, purifiée, va choyée. Les corbeaux adorent émerveillés,Les...
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La danse seule
La danse seule sublimée, Qui se tourne autour aimée,Par le démon serrant charnelEt l'ange libérant d'une aile. A l'origine, elle promet Un tourbillon fou passionnel.L’éden la fige éternelle,Charmé, le beau l'a enfermée.
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On a lâché les gladiateurs
On a lâché les gladiateurs, Le doigt baissé jouissif rature Les destins gonflés en pâture, Le pathos s'ébat, fier acteur. Beauté au scalpel qu'on suture A l'âme bradée. Sépulture De la mort publique, frayeur Épiée, sans gêne du voyeur.
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Les lilas d'été
Le vent dévêtit les fleurs emportant Au loin leur chair de pétales défaits. Le papillon se frustre imparfait, De la peine à l'élan, il attend. Le moment l'appelle, il est partant Vers tous les lilas d'été magnifiés. Son vol délié se fige stupéfié, Et...
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Bosses de vie
Le chameau porte ses brûlants soucis, Bosses de toutes ses vies entassées, Cogné par la peine aride si Trouble qu'il boit ses larmes, insensé. Le ciel lorgne de suaves éclaircies Sur le mal en braise, charge pressée Sur son dos. Au soir, le puits l'a...
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Je lui dis "vous"
Le destin accorde l'honneur De ses mélodieux rendez-vous,Au moi propre, il se dévoue,Le chant révèle pour une heure. Si loin des compromis mineurs,La note vraie fuit de bonheur.Le rien se dit, le tout s'avoue,C'est l'absolu, Je lui dis "vous".
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Les poissons volants
Le poisson languit, somnolence Sur le refrain d'eau, le silence.Le ciel à l'écoute respire,Nageoires ou ailes ? Il soupire. Il est curieuse insolence,Vouant le rare en son empire,Car les poissons volants inspirentNos terriennes ambivalences.
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Le sherpa premier
Le sherpa premier, raisonné, Je le laisse me surpasser,La hauteur prend imaginée,Au-dessus du tourment, il sait. La peur monte, tombe cassée,Mon coeur en sang l'a ramassée,Détaché, l'esprit culminait,L'étendard entre eux le menait.
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Le peintre sans imaginaire
Le peintre sans imaginaire, Le cadre rassure précieux,Fui des muses nimbées, lunaires,L'œil, le trait bavent fallacieux. Les muses, libérées des cieux,L'ont peint rigide, sanguinaires,Pendu à un vif luminaire,Le beau vengeur, noir, délicieux.
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Le masque de pudeur
La mélancolie est un doux malheur, La tristesse rougie l'a essorée, Dégorgeant les hypnotiques couleurs. Le masque pleure, dissout, effaré. Tant de masques de pudeur à dorer Sur le visage offrant sa pâleur. Au sentiment nu, elle dit : « Dis-leur Que dedans...
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Le goulot bien étroit
La fiole d'alcool venue l'engloutir, Le goulot bien étroit pour en sortir, Il est Ivre d'effluves calfeutrėes, Content, barbotant, le réel vitré. Puis, il a fait des vagues, agité, El la fiole tombée a projeté Hors d'elle le nouveau né sevré. Il tire...
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Bain de miel
L'amie d'enfance nostalgie, Amours d'aubes jeunes, pressées, Chandelles, bien de miel où gît Un démon goûteux embrassé. Il a pris les doux empressé, Même toi tu m'as délaissée, Engluée, sucrée de magie, Flambant nos fugaces bougies.
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