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Un cerveau noir
Bas-fonds de la psychologie, Où suinte le mépris, où gît Un cerveau noir en colère, Épris de chair pour sa galère. Un rire de fer qui rugit, Torsion dérangeant l'oiseau, l'air Indolent. Les vents s'en allèrent Vers les mots en paix, la magie.
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Le conteur
Le conteur émeut les mots lisses, Orne l'obscur et l'absence Trouble. C'est floraison des sens, Des idées aux teneurs de lys. Près des fleurs, il pousse l'essence Vers l'emphase nommée délice. Les épines en cendres, calice Où boit Éros pour renaissan...
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Le corps des fleurs
La joie va gourmande, remplit Le vase fin devenu corps, Il offre les fleurs qui décorent Tout un destin, les senteurs en plis. Les pétales soufflent l'accord, Déployés, au soir ils plient, Le matin nouveau se déplient, L'esprit, son corps enfin d'acc...
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Mes pleurs ont rejoint la mer
Mes larmes en boîte, cuirasse Que les vagues crochues trimbalent, Cri sur les rochers de métal, Quand l'élément noir me fracasse. Mes os aliénés hurlent au mal, L'esprit, lambeaux à la surface, Mes pleurs ont rejoint la mer, bal De vie qui prend, donne,...
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La rose rougit
L’Idéal, diadème d'opales, Lui seul touche le soleil, Sans mal pour sa fine peau pâle, L'irréel est blanc et vermeil. Le bel ange est son pareil, Il chuchote dans mon oreille, Le pur sur l'épine s'empale, La rose rougit, chair opale.
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Le plaisir grave
La vie marie l'ambivalence, Du noir au blanc elle se balance, Dédale et clef éclairée, Le plaisir grave libéré. La force jaillit de latence, L'alchimie surprend l'existence, L'abîme a un arbre à côté. Le réel, toujours vérité.
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La rose du ciel
La fée bohème magicienne, D'un charme inoui vous fait sienne, Elle crée, suit la vague, elle ose, La rose du ciel se pose. Le réel se métamorphose, L'ode exalte toutes roses, Mais les épines de sang tiennent Notre brave condition terrienne.
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Mon chaudron croit en la magie
Mon chaudron croit en la magie, J'épouse un marquis aux bougies, Et un sage vif goulûment, C'est vapeur, ronds et sentiments. La cuillère en perle semant, Quand le philtre rose agit, L'or gît, crépite vaillamment, L'enfance surgit par magie.
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La raison dans son donjon
Elle est en ordre, la raison, Reine pure dans son donjon, Elle habille les émotions D'une ombrelle, d'une oraison. Un roi en bas lui dit "chantons", La vie parle sans permission, Le beau se cueille sans raison, Soyons grenier dans le donjon.
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Un démon lui dit les louanges
Qui est revenu de l'enfer Sera maudit et moitié ange, Une rose marquée au fer, La beauté résonne étrange. Sur ses épaules de mésange, Une aile noire, l'autre claire, Profond que le soleil éclaire, Un démon lui dit les louanges.
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Le souffle des roses
J'ai levé, orné ma tristesse D'un air aux couleurs de pudeur, C'est tout près qu'on ressent l'odeur Du souffle des roses altesses. On cache l'éphémère sous l'ardeur Des envies pourpres, C'est finesse D'une larme de vie où naissent Les voix enrobées de...
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La race sacrée
La famille sur un bateau, Chaînes d'amour, ivre étau, L'ouïe exalte les bas secrets, Quand les mots bizarres se créent. La mer remue le lourd château, Fastes sanglots, grave alto Des mimes au destin ancré, Noyés pour la race sacrée.
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L'ange de sang
De quoi l'ange est-il puni ? Destiné à un blanc parfait, Il est buvard des passions, fait D'un coin du bas réel son nid. Il chute. Levé par les fées, Ronces de sang, envol unis, La main, la bonté pour manies, Le roc sur son dos dit l'effet.
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Les moissons confiantes
Œil gêné, pommettes rougissantes, Les féeries masquées, bruissantes, L'enfance aux jeunes blessures Fait la force grande, c'est sûr. Libérée, réfléchit naissante, La pensée limpide, puissante. Les moissons confiantes assurent Les nouveaux temps aux couleurs...
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La tombe d'étoiles
Las, ils ont réveillé le mort, La vindicte rouge qui mord, Cailloux noirs derrière le cœur Et les palpitantes rancœurs. L'âme, ses terrestres remords, Levée d'un soudain haut-le-cœur, Est la tombe d'étoiles. Chœur Qui offre le pardon aux morts.
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Même Dieu prie
Pauvre oiseau, enfant des mages, Pour les temps naïfs sans dommage, Nuages en soie pour l'incompris, Le diable l’agrippe, épris. Les corbeaux déjà morts ont pris Sa patte salie, son plumage Blanc lavant la haute image Des idéaux. Même Dieu prie.
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L'émotion de lumière
La lune en manque croissant De son émotion de lumière, Seul l'amour vit, la rend entière, Jour et nuit unis, la berçant. Elle brille, pleinement altière, La ronde du ciel l'enlaçant, Redevient mystère derrière L'idéal toujours renaissant.
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L'enfant reine
L'enfant reine, d'un désarroi A fait de l'artiste son roi, Ils roucoulent sevrés, à l'heure Où l'alchimie teint la pâleur. Est-il vie ou rêverie en soi ? La muse trône sur la soie, Pour l'éveil d'un splendide leurre, Où les ombres sont en couleur.
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L’œil nu
Face à la tempête griffant, Frayeur sans nom ébouriffant Les cils clairsemés, emmenés, L’œil nu, dilaté, effréné. L'éclat crû pénètre l'enfant Que de méchants dieux sermonnaient Son talent de vie le défend, Le ciel libéré suit inné.
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La fleur le sent
L'esprit pris de relief marie Fleur rare des sommets glissants, Tendre lit des chastes prairies, L'étoile se vole, consent. La source nouvelle brassant Un lac tristement tari, Il déborde, l'arbre fort rit, Car la fleur d'intuition le sent.
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Comme un poème au vent
Comme un poème au vent, Avez-vous saisi ma pensée ? Parcelle vivante laissée, Muse et artiste au paravent. Pour vous, je me suis déchaussée, Nue aux ornements sous l'auvent, Ça griffait, striait, encensait, Ma feuille ravivait le vent.
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Au Passage de vie
Les papiers tracés se déchirent, Une énigme à réfléchir, J'irai au Passage de vie, Rue tournant à l'ombre d'envies. Le miroir autre, tord, dévie, Mon seul regard pour réfléchir La joie, tremblante d'infléchir Mes pas quand l’œil pleure de vie.
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Le démon les aime au fer
Ceux-la ont le mauvais tourment, La hargne tranchée dans les dents, Crachant un relent de colère, Le démon les aime au fer. Le soir, ils glissent sur l'étang, Ils vous courtisent dévorant De leurs lourds regrets de naguère, J'ai vu, ils ont l'âme en...
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La compagnie du désir
A la compagnie du désir, Je fais marchande de pétales, Mes roses vêtues sur l'étal, Éros berce, les sent rosir. Quand la flèche blesse vitale, L'âme se déploie, vient saisir L'impossible conquis. Mental Chaste des curieux du désir.
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L'étoile impolie
Laissez-moi la simple folie, C'est un art franc, original, Je suis l'étoile impolie, Pure, je brille marginale. L'air céleste que j’inhale Délie l'horizon, repeint, lie. Et au creux de mon dernier lit, D'être étonnée, virginale.
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