Top articles
-
Le calice doré
Le calice doré attend La fleur reine apprivoisée, Pour prendre, dérober au temps L'élan qui viendra reposer. Le destin avorté, autant De sursauts fanés, envasés, Le fond mort gît, reflétant Un or froid jamais apaisé.
-
Le poète nu
La pensée s'est déshabillée, La magie enfouie lui seyait, Une clef de tout emmenait Au chaos sans plafond, damné. L'inconscient roi émerveillé, Revint son esprit couronné. La raison libre, tous croyaient Le poète nu, les mots innés.
-
Une flèche d'excès
Elle a tant de souvenirs empressés De sortir que sa tête s'est penchée. Voici venir le combat de l'archer, Il lui tire les flèches du passé. Elles ont le lent poison. Le mal coincé Transpire, sort de l'âme ébréchée. Elles ont le miel. Le parfum relâché...
-
J'ai cherché Dieu
J'ai cherché Dieu derrière une pierre Dure sans bouger malgré mes prières. J'ai cherché Dieu dans le creux d'une rose Gorgée au matin, chair d'apothéose. L'âme dépassant le maître des choses A arraché la beauté, meurtrière, Mené l'enfer banni à la lumière....
-
Péché au cou
Pour ses ennuis élevés, imaginaires Il était piteux, misérablement Traîné devant le sot public dément, Celui narquois de son éclat de nerf. Honte à lui ou à ses congénères ? Ils le mirent sur l'âne, le tournèrent En ville, péché au cou, sec, le blâmant,...
-
Chère lectrice, cher lecteur
Les étoiles se sont couchées Semées ça et là Pour la petite histoire Aucun mot ne sera commenté Que ma petite histoire Devienne la vôtre Merci de m'avoir lue.
-
Le temps des caprices
J'entrouvre l'écrin, le vent embaumant Les rubans d'antan rangés finement Parfumés. Ils s'envolent destinés, Et le temps des caprices vit, renaît. On rougit, on aime éperdument Le nounours dévoué, le bon, l'aîné, On se nourrit pour toutes les années Qui...
-
Le crépuscule des sensibles
Quand vie et mort s'unissent à l'horizon, Le crépuscule des sensibles lève Le maître Temps à l'écoute, élève D'une fleur sur la vague au diapason. C'est l'instant des sublimes déraisons, Le soleil est tombé, la lune soulève Le tendre feu qu'un poète enlève....
-
L'oeuvre voilée
L'oeuvre voilée, diaphane, est taillée Dans la pierre pure de doigts aimants. L'imaginaire brille d'un tourment, Reflète l'inconnue émerveillé. Narcisse s'incruste, croit dévoyer L'Art dépassant sa beauté. Sublimant Le vrai sans fin, fines veines choyées,...
-
Un creux d'infini
La rosée, fragile éternelle, Un creux d'infini qui flottait,Prisme empourprant passionnel Tous les pleurs déteints projetés. Le puits en or veut la goûter,Le dôme sûr croit la porter,L'aurore veille solennelleSa mort sur la courbe charnelle.
-
La statue finie
Les mots prononcés empalés Sur la livide incidence, La statue finie avalait Mortifère le sens trop dense. Seule en pierre d'évidence, De ses points suturés coulait Un écho en sang. Il parlait De ses mots vivants, en cadence.
-
La fleur intouchable
L'art étreint la vie, embellit, Frisson de l'âme illuminée,Guidant les pas nus malmenés,Verger interdit qu'ils rallient. La fleur intouchable, sans lit,Charme les cieux, les dieux aînés.Pétales dévorant jolisLes démons perdus fascinés.
-
La muse nue
Statue délivrée, Temps défait, Le sculpteur frustré, imparfait,Mais la muse nue s'apprêtait,Et l'esprit surpris s'exaltait. La beauté d'un hasard a fait,Le destin rougi plein d'effet,Pour l'amoureuse liberté,Troublée, frôlant l'éternité.
-
La folie du beau
La folie du beau prend le solitaire, Il parle au ciel en langue étoilée, L'aurore pure guide l'esseulé Vers la caverne, la porte sous terre. Danger en soie, éclair sauvage hélaient Le sésame expirant les mystères, Murmure vrai, marche sur le parterre...
-
Faussaire du beau
Geste pauvre, pensée murée, Même l'ennemi l'ignorait,Faussaire du beau, il est valetDes fleurs meurtries à l'eau salée. La fine aurore l'apeurait,Sa parfaite attention allaitAux fleurs qui semblaient dorées,Dans la roche elles ont gelé.
-
Des fantasmes morts
Ils ont enterré la lumière, Ombres en miroir dans leur tanière,La vérité en cire fond,Les torsions hilares se font. Démons pendants, anges en lanièresL’œil grotesque les confond,La rumeur se cambre, dernièreDes fantasmes morts en bas-fond.
-
La force ailée
Le miroir est sans sentiment, Œil froid, épris de l'esseulé,L'intelligence nue d'allerInconnue, le sens en tourment. Fenêtre aux repères en ciment,Où un oiseau fou vient parler,Le geste, l'infini s'aimant,Il lui dit la force ailée.
-
Le rire des défunts
La pensée sans début, sans fin, Mysticisme au goût d’éther, Vide où se glisse le mystère, Le rire céleste des défunts. La cendre de passion a faim, Son étoile descend sur terre, Vrai et faux délires portèrent, L'absence qui riait enfin.
-
Entre rêve et matière
L'étoile tombe. Rattrapée, choyée Par l'infini, son réel, sa matière, Elle tremble, voyant à la frontière Du néant noir, d'azurs émerveillés. Le pire tend le meilleur. Coeur ployé Sous le combat brûlant, il suppliait La délivrance déferlant entière. L'horizon...
-
La larme éclose
Cachée sous le silence, la tristesse Entre au soir de pudeur chez l'altesseAu royaume surréel désarmé,Ses pleurs maquillés d'or sont embrumés. Miroir triste, l'infini enfermé,La larme éclose le fend de justesse,Le malheur se tait, fine politesse,La vision...
-
La fleur de néant
Face au néant, l'ignorant érudit, Il pleure l'idée dans le chaos, dit Que le vertige répond, se délie,Que la larme des mots sourds tombe, lie. Il nourrit le rien propice aux folies,Elles font un pont immense, hardies.Lancent aux entrailles du paradis,La...
-
Les nuances crépuscule
Arrosé par les pleines émotions, Libérées d'un faste esprit de passion,Un instant sauvé du Temps s'abritaitSous la voûte en fleurs, ivre de beauté. Cet éclat sentait le ciel, il montaitSûr vers les brûlantes adorations.Jour, nuit, se font sublime impression,Les...
-
Même les fleurs vont défaire leur lit
Mes sens d'éther, mes pleurs froids se lient A une éponge aux mille années, Le ciel ensorcelle illuminé, Tristesse ruisselle, la voûte plie. Se pendre à ses illusions fanées Qui cèdent, sas vers la mélancolie. Y-a-t-il vie ou seule destinée ? Même les...
-
La fleur timide
Force tremblante, tellement heureuse Que la fleur timide en est peureuse,Les pleurs attirent le papillon pressant,Le mal enivre, meurt évanescent. Rosée d'hier, de demain, vaporeuse,Elle nourrit, éternelle pleureuse,L'élan aux deux couleurs, embrassant...
-
Malaise des gens
Sans porte. Malaise des gens, Ces creux envieux trop vieux, pervers,Leur vie à leur côté sous verre,Demi-sphère au temps neigeant. On s'agite, voulant le vert,Les regrets, infini hiver,Des cœurs passés indigents.L'enfant fuit, sautant, pataugeant.
/image%2F1005081%2F20241101%2Fob_50be6f_image000000.jpg)